Faire du compost avec ses déchets organiques

Compost mûr au jardin

Le compostage transforme des déchets alimentaires et végétaux en amendement. La méthode dépend surtout de la place disponible et du volume produit.

Choisir le bon système

  • En tas : simple et adapté à un jardin qui produit beaucoup de déchets verts.
  • En bac : plus compact, mais il faut surveiller l’humidité et mélanger les apports.
  • Lombricomposteur : adapté à l’intérieur ou à un espace protégé du soleil et du gel.
  • Compostage partagé : utile en immeuble si un site est géré près du logement.
  • Bokashi : il fermente les déchets mais ne produit pas seul un compost mûr ; la matière doit ensuite finir sa décomposition dans un sol sans culture ou un composteur.

Équilibrer les apports

Alternez les matières humides, riches en azote, et les matières sèches, riches en carbone :

  • épluchures, marc de café et végétaux frais ;
  • feuilles mortes, broyat fin, carton brun non plastifié et petites tailles.

Coupez les gros morceaux et mélangez les nouveaux apports à la couche supérieure. Un tas composé uniquement de tontes se compacte et manque d’air. Un tas trop sec se décompose lentement.

Surveiller l’air et l’humidité

La matière doit rester humide comme une éponge essorée. Une odeur forte signale souvent un excès d’eau, un manque d’air ou trop de déchets frais. Ajoutez alors de la matière sèche et brassez.

À l’inverse, un compost très sec et intact après plusieurs semaines manque d’eau ou de matières fraîches. Humidifiez progressivement, sans le détremper.

Ce qu’il faut écarter

Ne mettez pas de plastique, verre, métal, bois peint ou traité, litière minérale ni produits chimiques. Les plantes malades et les mauvaises herbes montées à graines demandent de la prudence : un compost domestique ne chauffe pas toujours assez pour les neutraliser.

Reconnaître un compost mûr

Le compost prêt à l’emploi est sombre, grumeleux et sent la terre forestière. Les déchets d’origine ne sont presque plus reconnaissables. Un compost encore chaud ou contenant beaucoup de fragments frais doit continuer à mûrir.

Utilisez-le en surface, sous un paillage, ou mélangez-le avec la terre selon les besoins des cultures. Plus n’est pas forcément mieux : un apport excessif peut déséquilibrer le sol.

Sources